Le temps qui passe.

Classe concernée : La classe de 3ème « prépa-métiers » composée de 16 jeunes.

Le déroulement;

En octobre 2021 – Travail en classe sur l’histoire de la photographie, les différentes techniques.

9 novembrePrésentation de l’artiste/photographe : Pascal Drouard, ainsi que du projet,

La première séance : L’initiation technique ;

L’analyse du travail de 4 photographes;

  • l’artiste franco-espagnole FLORE (tirages argentiques virés au thé),
  • l’artiste DEANNA – travaille avec les médias photographiques,
  • l’artiste Jacqueline Roberts – portraits intimistes – privilégie les procédés photographiques anciens,
  • présentation du Cyanotype par Jean-Baptiste Rabouan

La séance s’est déroulée dans le lycée, un espace au Nord. L’objectif de cette séance était la prise de vue technique (macro, ras du sol, plongée, contre-plongée) à l’aide d’un objet. Dans ce contexte particulier, les élèves se sont confrontés au problème de lumière. Les photographies produites ont ensuite fait l’objet d’une relecture par Pascal Drouard. Cette initiation esthétique à la lecture d’image aide les élèves à développer leur esprit d’analyse en leur donnant des clés de lecture de leur propre production.

Découverte de la plongée, contre-plongée, ras du sol et macro.

La fin de la séance s’est déroulée dans la forêt, l’Espace Naturel Sensible (ENS) de Brette-les-Pins. L’objectif de cette séance était la prise de vue couleur. Dans la forêt et ses sous-bois, les élèves se sont confrontés au problème de lumière et de cadrage.

Les photographies produites ont ensuite fait l’objet d’une relecture par Pascal Drouard.

Des exemples ;

16 novembre – Le Sépia

Les jeunes devaient produire des prises de vue en couleur, ensuite aller jouer avec les paramètres de leur téléphone pour modifier l’image, selon le mode demandé.

La seconde séance était un travail sur la mode sépia, dans l’ENS de Brette-les-Pins. Chaque jeune devait produire une photographie en manipulant les paramètres de son téléphone.

Des exemples ;

3 mars ; Le cyanotype

Dans un premier temps, les jeunes ont présenté et analysé leurs photographies en mode sépia.

Dans un second temps, nous sommes allés dans le parc du château réaliser des prises de vue. Ce mode est complexe, il n’est pas présent dans les paramètres de tous les téléphones.

Des exemples ;

10 mars ; Le monochrome

Dans un premier temps, les jeunes ont retravaillé leurs photographies en mode cyanotype.

Le mois de mars marque le renouveau dans la nature, il se caractérise par le bourgeonnement et la floraison des plantes. Par conséquent, nous avons décidé de travailler le monochrome à l’aide d’une fleur blanche. Nous sommes allés dans le parc du château réaliser les prises de vue.

Des exemples ;

24 et 31 mars ; Relecture des photographies, assemblage de sa composition personnelle.

Choisir, se décider, se déterminer entre une ou plusieurs photographies. Cette étape est compliquée. Pascal Drouard les a aidés dans cette démarche de lecture et de critique à la lecture de leurs images. Il leur a donné des clés de lecture en lien avec la création artistique proposée.

Un exemple ;

Nous avons été confrontés à de nombreuses absences dues au covid, par conséquent nous avons assoupli nos consignes. Certains jeunes ont choisi une photographie, puis ils ont travaillé à la transformation de celle-ci pour avoir les différents modes (couleur, sépia, cyanotype, monochrome).

Un exemple ;

La préparation du vernissage;

les jeunes ont réalisé des affiches;

Le vernissage;

Merci à tous et à l’artiste Pascal Drouard,

https://pascaldrouard.com/fr/accueil

https://fr-fr.facebook.com/pascaldrouardphotographe/

Le pic épeiche

Classes concernées (niveau et filière) et nombre de jeunes mobilisés :

CAPA SAPVER (CAP Agricole Services Aux Personnes et Vente en Espace Rural) – 16 élèves.

Le projet mis en œuvre et son calendrier (étapes et temps forts) :

Novembre – Janvier :

  • Les jeunes ont réalisé des recherches sur le pic épeiche.

Sous forme d’atelier, ils ont créé un carnet sur le pic épeiche, et un badge pour faciliter l’apprentissage des prénoms par l’artiste.

Première page de notre livret
Nos badges

– 20 et 21 janvier ; Intervention de l’artiste Nicole Bastien.

La première partie de la séance ;

L’artiste céramiste plasticienne, Nicole Bastien a présenté son travail ainsi que
ses différentes expositions. Ensuite les jeunes se sont présentés.
Le pic de l’artiste, Nicole Bastien.

La seconde partie de la séance ;

Une séance de découverte et de manipulation de la terre est nécessaire avant toute autre forme d’apprentissage.

Moi et la terre.

Il est question pour les jeunes de se livrer à une analyse du rapport qu’ils entretiennent avec la terre :

  • La terre que l’on doit protéger ; référence à l’atelier 2021 « Nettoyons la forêt »,
  • La terre comme lieu de vie pour les pics épeiches,
  • La terre qui nous offre ses richesses pour nous nourrir ;
  • La terre est aussi boue ; l’action de saisir, de pétrir, de modeler, se double du plaisir de la salissure (pas toujours partagé !).

Moi et le modelage.

Chaque projet artistique est unique de par la diversité des élèves, les travaux sont élaborés selon les capacités de chacun. Ces thématiques ont pour but de faire émerger la créativité qui peut être libre, comme dirigée par l’artiste.

Rapidement, Nicole Bastien a placé les élèves en situation d’acteurs. L’élève va donc découvrir les propriétés de la terre chamottée : celle-ci est composée d’argile lisse et de chamotte, la chamotte étant de l’argile cuite à très haute température qui a été broyée en grains plus ou moins gros. Selon la taille, la densité et l’argile à laquelle la chamotte est ajoutée, on obtiendra une terre avec des propriétés différentes ; elle est souple, lisse, chaude ou froide, molle, malléable. Tout en répétant que cette technique autorise l’erreur. Selon Nicole Bastien « en cas de « ratage », on refait une boule et on recommence ! ». Elle nous a expliqué qu’à tout moment, nous pouvions enlever ou bien rajouter de la matière, dans l’objectif d’améliorer notre objet.

« Deux mots pour agir »

Une poignée de terre chamottée, blanche, rouge ou bien noire, qui devient boule, puis Nicole demande de séparer notre boule en deux puis de « Transformer chaque demi sphère d’argile, l’une en personnage et l’autre en oiseau »

Les élèves, tout en laissant libre cours à leur imagination et leurs gestes, ont fait surgir des formes.

Les premiers gestes ;

Une fois leur boule séparée en deux, avec un fil de potier, les élèves ont fait surgir deux formes, un personnage et un oiseau.
Première forme

« Un œuf qui devient un pic épeiche »

Nicole nous a donné une poignée de terre chamottée, cette fois elle est devenue œuf. Nous avons travaillé la terre, nous l’avons modelée, celle-ci s’est transformée puis lentement le corps du pic épeiche est apparue.

La « colle » du céramiste : la barbotine.

Pour solidifier le collage des ailes, les surfaces en contact doivent impérativement être enduites de barbotine.

L’éviscération de nos pics épeiches ;

Alexis a dû s’absenter pour réaliser un autotest, à son retour, Justine était fière de partager ses compétences avec lui.

Les pattes de nos pics ;

Chaque jeune a modelé des petites sphères, sans oublier de les percer dans le but de fabriquer les tarses (pattes) assez courts, de couleur grise, qui se terminent par des doigts armés de parties cornées (ongles/griffes) recourbées. Grâce à ses doigts, il peut grimper aussi facilement aux arbres.

« Les engobes »

Le décor à l’engobe constitue une des plus vieilles techniques dans l’histoire de la céramique. Il est fabriqué comme une barbotine, il a une texture et une composition qui le rendent pratique pour une application au pinceau. L’engobe a un bon pouvoir couvrant, les jeunes ont pu peindre les pics épeiches en respectant ces trois couleurs (blanc, noir, rouge).

Cette activité est particulièrement adaptée à des publics de CAPA, qui souffrent d’une mauvaise image d’eux-mêmes. Cet atelier, proposé par l’artiste Nicole Bastien, a placé chaque élève en situation de réussite, en réalisant des œuvres de qualité.

L’étape modelage est terminée. Les pièces ont pris forme et chaque élève est satisfait de sa création.

Étape suivante : le séchage.

Il a lieu en atmosphère ambiante, au minimum trois semaines, pendant un temps suffisant pour permettre l’élimination de l’eau et éviter ainsi les risques de fissures lors de la cuisson.

– du 26 au 28 mars ; Les deux cuissons.

Nous avons emballé nos oiseaux. Nicole Bastien les a emmenés. Les pics réalistes ont été cuits dans un four au musée de Malicorne-sur-Sarthe, sous l’œil professionnel de Nicole Bastien.

La création du four éphémère, pour cuisson « surprise » d’un pic ;

Mercredi 27 avril, le matin.

La fabrication de la barbotine (colle pour la fabrication du four) ; Les agents des espaces verts de Brette ont ramassé la terre, puis nous l’ont donnée. Les élèves ont ajouté de l’eau, malaxé avec le mélangeur à peinture dans deux grosses poubelles.

Les étapes de la fabrication du four ;

Les jeunes ont creusé une fosse.
Ils préparent le charbon de bois.
Nicole a installé la grille sur les briques installées aux quatre coins du futur four !

Fabrication d’une pyramide avec les pièces en terre chamottée.
Les jeunes ont entouré les pièces avec des morceaux de chêne.

À partir de la première couche de papier journal, les jeunes ont mis alternativement une couche de papier glacé trempé dans la barbotine, une couche de journal, 11 couches de chaque.

Mercredi midi ; Après la dernière couche, nous avons laissé reposer le four.

Première étape.

Mercredi 13h30 ; Allumer le feu !

Ouverture en haut du cône, pour laisser échapper la fumée.

Nicole Bastien a allumé le feu de la fosse, sous les yeux des élèves. Puis, nous avons chemisé le four, avec 11 couches (journal/barbotine).

Des élèves sont restés toute l’après-midi auprès du four. Ils ont accueilli une personne du Conseil Municipal de Brette-les-Pins, une habitante de Brette-les-Pins, des personnels du lycée.

Une représentante de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) en Sarthe, a passé une partie de la soirée à veiller le four, avec les internes de la classe. Elle nous a aidés à écouter les différents oiseaux et surtout à les reconnaitre !

Les dernières flammes sont arrivées vers 22h00.

Jeudi début d’après-midi ;

L’ouverture du four, sous l’œil averti de l’artiste Nicole Bastien.

A la recherche des pièces !

Imperméabilisation des oiseaux et fabrication des deux tarses des oiseaux.

La valorisation : le jeudi 28 avril – Communiquer, valoriser : une dimension pédagogique du projet, la mise en place d’une exposition dans un arbre du château du lycée.

Notre invitation
L’arbre aux pics épeiches

Pour que chaque élève du lycée comprenne bien notre démarche, la classe de CAPA a réalisé une frise chronologique de la construction d’un four. Cette frise est exposée dans le couloir des arts du lycée.

Notre frise.

Ensuite, chaque élève de la classe a créé un livret sur le thème ; « L’histoire d’un four éphémère ».

Pour conclure ce projet, le 2 juin 2022, Karine Lefèvre de la Ligue pour le Protection des Oiseaux a organisé une sortie dans l’ENS de Brette-les-Pins, une intervention autour de la biodiversité.

Nous avons beaucoup écouté et observé ce milieu de vie. Pour une meilleure observation naturaliste, Karine nous a prêté des loupes, des jumelles, pour identifier les espèces ; elle nous a fourni des fiches et des ouvrages.

J’observe

je cherche.

Je trouve la fiche de l’insecte.

Merci à tous, pour ce beau projet.

Merci à l’artiste;

Nicole BASTIEN – 10, rue du Puits – 41600 LAMOTTE-BEUVRON

nicole.bastien.arts@gmail.com

MDA : B260482 – Siret 52137264900017 Site internet : lesentierdescoccinelles.fr

Exposer un projet documentaire en BD

Dans le cadre de leur formation, les élèves de Bac Professionnel TCVA du lycée Bel Air de Fontenay-Le-Comte se sont engagés dans un projet documentaire et artistique.

Lors d’une première étape, leurs recherches abordaient des vies d’hommes et de femmes ayant vécu lors de la Première Guerre mondiale. Avec leur enseignant de Documentation, Olivier Goudeau, ils ont cherché les traces écrites de ces personnes (biographies et carnets de bord) puis sélectionné les informations les plus pertinentes.

Une rencontre avec un dessinateur professionnel

Dans une seconde étape, Matthieu Roda est venu encadrer un temps de création de planches de BD. Le dessinateur de jeunesse niortais est édité chez Sarbacane, Milan, Fleurus, Bayard ou encore Nathan.

Matthieu a évoqué les bases du dessin, les émotions des personnages, la construction d’une planche.

Les élèves ont ensuite condensé leurs recherches documentaires en planches dessinées avec l’aide bienveillante de l’artiste.

Une exposition réalisée par les élèves

Les élèves ont pu valoriser leur travail lors d’une exposition du 10 janvier au 4 février 2022 dans la galerie d’art réservée à cet usage au sein du lycée.

Accompagnés par la responsable de la salle, ils ont pu acquérir des notions de scénographie, de montage d’exposition et de médiation.

Les travaux, mis en valeur par les jeunes eux-mêmes, ont ainsi pu être découverts par l’ensemble des apprenants et des personnels du lycée.

Ce projet, mené en lien avec le réseau art’ur, a reçu l’appui financier du lycée Bel Air de Fontenay-Le-Comte et l’appui artistique de Matthieu Roda.(https://matthieuroda.ultra-book.com/actualites).

Olivier Goudeau

Enseignant documentaliste

olivier.goudeau@educagri.fr

Sylvie Chaumet

Enseignante d’Education Socioculturelle, responsable de la galerie d’art

sylvie.chaumet@educagri.fr

En savoir + :

https://www.lyceebelair.fr/index.php/bac-pro-smr-partie-formation-139/103-partie-actualit/lyc/977-jusqu-au-4-fevrier-2022-exposition-destins-de-la-premiere-guerre-mondiale-l-histoire-en-bd

EXPO VISION 

Projet socioculturel 2nde professionnelle AE & CEC 2019/2020 – 1ère professionnelle CGEA 2020/2021 du lycée agricole La Germinière (72)

Vendredi 16 Octobre 2020, la classe de 1ère pro CGEA a pu mettre en œuvre l’aboutissement du projet commencé en 2nde : l’expo photo Vision.

PERSPECTIVE : DONNER A VOIR SA VISION DU MONDE

Donner à voir une vision du monde, c’est au préalable nous mettre à distance de notre rapport à ce dernier en vue de le conscientiser et de le questionner. Ce monde nous parle à la fois de notre place dans un environnement à échelles multiples, à l’espace et au temps, de notre relation aux autres mais aussi à soi.

L’art est une sublimation et une revendication de cette expression de ce rapport au monde. C’est donc un medium idéal pour tenter de comprendre ce que nous sommes et ce qui nous entoure. La démarche artistique n’est en somme qu’un condensé de vie fait d’un mélange de hasard et de choix. En photographie justement, cette question de choix est primordiale et présente à chaque moment du processus de création. On choisit tout d’abord en cadrant une portion de la réalité. En cela, la photographie permet de questionner le réel et d’aborder la question de la subjectivité de toute image/vision, qui n’est qu’une représentation du monde ne pouvant prendre en charge tous les aspects du réel. Mais, cette question du choix ne s’applique pas seulement lors de la prise de vue. Tout le processus photographique est empreint de cet acte : on choisit des tirages parmi des séries de photos, on choisit ensuite un espace pour donner à voir notre vision, dans cet espace on décide d’un dispositif, d’une installation, d’une exposition.

RETROSPECTIVE, DU GESTE ARTISTIQUE A L’ACTE MEDIATIQUE

Amorcé en 2019/20, dans le cadre du projet socioculturel, ce projet, qui réunissait les classes de 2nde pro AE et CEC, a eu pour premier objectif la découverte de la photographie d’art. Une première immersion a eu lieu lors de la visite d’une exposition à l’Abbaye de l’Epau en septembre 2019 afin de découvrir l’univers artistique de nombreux photographes émergents ou de renommée internationale autour du thème de la place de l’homme dans l’environnement. Les élèves ont pu découvrir aussi différentes installations d’exposition à travers un parcours commenté par les médiatrices culturelles. La visite s’est terminée par un atelier de création donnant l’occasion de se questionner sur l’acte photographique, ses codes, son langage.

Cette première approche a permis ensuite d’aborder en classe les différents critères permettant de définir les enjeux et les objectifs de la photographie en général et de la photographie d’art en particulier. La deuxième période du projet a été consacrée à l’acquisition de notions techniques et pratiques autour de la lecture et de l’analyse d’images. En outre, cette période a permis de poursuivre l’acquisition d’une culture photographique.

A partir de Janvier 2020 a commencé la mise en place du projet. Les élèves ont été amenés à se mettre en scène dans des lieux choisis pour leur force évocatrice en lien avec un sentiment. Comment s’exprimer avec l’outil photographique? Comment utiliser ce médium pour traduire en image ce ressenti ?

Des lieux ont été répertoriés tant au lycée que sur la commune… Des lieux de passage, des espaces publics, de vie et de partage, mais aussi des lieux de travail ou encore de nature. Au-delà du sentiment vécu, il s’est rapidement posé la question de ce que représentaient ces lieux, de ce qui pouvait in fine expliquer un ressenti. Des questions ont émergé qui venaient aussi interroger la place de l’humain, de ses loisirs, de ses actions, de sa cohabitation avec les autres.

Une fois le message trouvé, il a fallu expérimenter des mises en scènes et des cadrages lors des prises de vue, autant de choix langagiers propices à ne pas laisser d’ambiguïté ou alors à en créer afin de questionner le regard du futur spectateur. Pour cela, les élèves ont eu la chance de travailler sous la houlette du photographe Pascal Drouard.

Lors des séances de prises de vue in situ avec ce dernier, il a alors fallu adapter ses idées avec la réalité du terrain et la contrainte du temps imparti, faire appel à son sens de l’initiative, à la communication efficace en groupe, etc… Ensuite ont eu lieu l’editing et le choix du tirage à exposer. Un temps d’écriture a permis de joindre une matière textuelle en vue de l’élaboration des cartels accompagnant les œuvres.

Dès la rentrée, la classe de 1ère pro CGEA a eu la tâche d’organiser l’exposition des 12 œuvres créées durant l’année de 2nde. L’occasion de réfléchir et de s’essayer à la scénographie d’un espace, à son aménagement, à un accrochage, à l’accueil d’un public ; de s’exercer à la communication en créant une affiche, des articles, en assurant la promotion de l’exposition au sein du lycée comme auprès des médias. Et de comprendre qu’exposer sa vision du monde est autant un acte artistique que médiatique.

Cette ouverture ou inauguration d’exposition en comité restreint, protocole sanitaire oblige, a toutefois rencontré un certain succès tant auprès des classes, des élèves curieux, de quelques parents d’élèves et d’invités. L’exposition, visible jusqu’en décembre, sera amenée ensuite à partir en itinérance dans un premier temps à la mairie de Rouillon. Ce partenariat vise par ailleurs à tisser une collaboration durable avec la commune afin de pouvoir bénéficier d’une visibilité hors-les-murs et faire rayonner les projets socioculturels créés au lycée. D’autres lieux d’expositions sont en cours de recherche avec la possibilité d’exposer dans d’autres établissements ou plus ponctuellement dans le cadre d’événements.

Ce projet a été mené en lien avec le réseau art’ur

+ infos:

aurélie.le-heude@educagri.fr

enseignante-animatrice ESC

LEGTA LE MANS

https://epau.sarthe.fr/

http://pascaldrouard.com/fr/accueil.html

Accueil

GlyPopPART

Exercice de style autour du Pop Art

« Attention, cet article peut contenir des traces de glyphosate ! Comment faire d’un sujet tabou une réflexion positive ? Comment traiter un produit chimique à réputation sulfureuse par le biais inattendu de l’art ? […]. Exposition détonante et étonnante. À la lettre près, elle explose et tranche dans le vif. Le tout est une question de regard ». (Extrait de l’article de Marie-Aimée Ide, revue Maine Découverte, à paraitre en juin 2021)

Du 29 mars au 19 mai 2021, à l’entrée de l’exposition « GlyPopArt » installée dans les ateliers de Machinisme du lycée, le public reçoit une boite de «Roundoprine », clin d’œil et travail graphique autour du célèbre médicament., avec à l’intérieur, la vraie/fausse notice qui présente… l’exposition. Ce projet artistique (MG1-EIE Projet Culturel), mené en lien avec le réseau art’ur, s’inscrit également dans le cadre du dispositif national EcophytoTER qui vise à accompagner la diminution de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques en agriculture.

De septembre à décembre 2020, les jeunes ont réalisé un travail d’enquête et d’exposés afin de mieux appréhender, au-delà de leurs perceptions de départ, toute la complexité des enjeux et des débats : chercher à s’informer sur le glyphosate, c’est se confronter rapidement à des analyses radicalement contradictoires, aux certitudes et incertitudes profondes qui accompagnent cette transition agro-écologique et sociétale.

Petit à petit, l’art s’est immiscé dans ce parcours jusqu’à y prendre toute sa place, au travers d’une découverte et d’une initiation à l’art contemporain, principalement du mouvement Pop Art. S’arrêter, prendre de la distance… se décaler ; est-ce possible de poser un regard différent ? Laisser libre cours à son imagination, sa créativité, jouer aussi avec les questions du moment, sans forcément « prendre position », trouver un espace de liberté sur une question qui cristallise : appréhender ce que pourrait être la spécificité d’un regard artistique.

Le Pop Art a été choisi afin de proposer un support relativement accessible et qui semblait entrer en résonance, historique et culturelle, avec le phénomène du glyphosate : un certain regard sur la société industrielle, la société de consommation, des produits ou des personnages érigés en icônes, le marketing, la publicité, le cinéma, la bande dessinée, la culture de masse… Quelques clefs esthétiques ont été également proposées pour aider les élèves et préciser leur regard : couleurs vives, complémentaires, des aplats, peu de détails, des images dégradées, une absence de perspective, d’ombre, des images en série…

Utiliser les codes du Pop Art, prendre de la distance par rapport aux discours, éventuellement les détourner et s’engager dans une recherche esthétique autour d’un sujet vif et complexe : autant de défis que ces artistes « en herbe » ont dû relever : qu’ils en soient félicités !

Benoît Le Meur,

ESC Le Mans, 2021.

benoit.lemeur@educagri.fr

Auteurs : Terminales CGEA 2020-2021 ; Direction artistique : Jean-François Mollière (auteur photographe) ; Graphisme : Jérémy Florent ;

Intervenants semaine artistique : Pascal Aubin (Chef déco cinéma), Emilien Playe (étudiant Beaux-Arts) ; Autres intervenants : Eloïse Keller, cheffe de projet agro-écologie (EcophytoTER), Annick Kerrello (enseignante agronomie) ; Coordination : Benoît Le Meur : enseignant en éducation socioculturelle.

Partenaires : AgroCampus La Germinière, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, Ministère de la transition écologique et solidaire, EcophytoTER, Office Français de la Biodiversité, Bergerie Nationale, Région Pays de la Loire, Réseau Art’ur, PUBLI 24.

Haïku un jardin de caractères

Le  jardin est le thème conducteur du projet « Haïku » qui vise une initiation au graphisme et à la typographie.

 Lors d’un atelier d’écriture animé par le cercle des écritures de Nantes, les élèves des classes de Terminales Bac Pro  Aménagements et Productions horticoles ont été invités, par différentes contraintes créatives, à imaginer et partager une rencontre dans le jardin.

Inspirés par la forme brève et sobre du haïku,

Les textes produits racontent  un instant d’émotion,  ils invitent à découvrir un insecte caché sous une fleur, à  froisser une feuille de menthe pour en dégager le parfum, à guetter le signe d’un changement de saison… Partagés et lus à voix haute dans le cadre de l’atelier, ces textes seront presque tous conservés et réinvestis sous leur forme brute dans une série d’explorations graphiques.

La scénographie des textes est le cœur du projet.

Accompagnés par le duo d’artistes graphistes Antonin & Margaux, les deux  classes de Terminales vont travailler sur le choix de caractères typographiques et s’exercer à la recherche et au tracé de lettres sur plusieurs séances.

Chaque groupe doit trouver des solutions pour faire dialoguer  fond et forme. Il s’agit de concevoir et proposer une typographie expressive pour traduire l’intention du texte choisi et rendre lisible son message. Cette démarche de recherche permet de s’initier à des gestes et des outils ainsi qu’à un vocabulaire spécifique.

Ce projet s’articule également autour d’une visite au musée de l’imprimerie de Nantes. Les élèves ont assisté à la mise en fonctionnement de l’ensemble des presses du musée, observé différents procédés d’impression  et participé à un atelier de composition typographique au moyen de caractères mobiles.

Entre  ces différentes séances,  une médiation du Fond Régional d’Art Contemporain,  a aiguisé la curiosité de l’utilisation des mots dans l’art par  la présentation de supports d’expression contemporains variés, dont des livres d’artistes. 

 Inspirés par ces créations et dans la poursuite d’une réflexion sur l’utilisation de la typographie dans une démarche créative de communication, la conduite du projet s’est accompagnée d’un concours. L’ensemble des élèves et la communauté éducative du lycée ont été invités à choisir leur « Haïku préféré » en vue de la confection d’un Tee-shirt personnalisé. Ces vêtements imprimés devaient être portés à l’occasion de l’exposition des scénographies végétalisées, in situ, dans le parc du Grand Blottereau. Une occasion de finaliser le projet par un « happening » en écho à la temporalité du Haïku.

En lien avec le réseau art’ur, Avec le soutien  de la DRAAF, de la DRAC des Pays de Loire et de Amicale des anciens élèves du Grand Blottereau

Remerciements : Antonin & Margaux https://antoninplusmargaux.com/

Emilie Le Guellaut pour son intervention de médiation artistique -Le Frac des Pays de Loire. http://fracdespaysdelaloire.com/

L’équipe du Musée de l’imprimerie de Nantes http://musee-imprimerie.com/

Le réseau Canopé pour son accompagnement dans la recherche de ressources et la mise à disposition du kit Série Graphique: https://www.reseau-canope.fr/notice/serie-graphique.html

Le cercle des écritures de Nantes, https://cerclenantais.wordpress.com/

Plus d’infos : Contact – claire Pailharey –

enseignante animatrice Education SocioCulturelle-

claire.pailharey@educagri.fr

LPA du Grand Blottereau Nantes Terre Atlantique

Fresques Végétales

Un projet de Graffiti écologique (Grass Graffiti)

Genèse du projet artistique et culturel :

L’idée était de travailler sur des Graffitis au sein du lycée en mettant en valeur différents lieux de notre établissement. Le plus facile aurait été d’utiliser les compétences d’un artiste de Street-Art. Mais, après réflexion, travailler avec des bombes aérosols n’était pas en adéquation avec ce que l’on enseigne à nos apprenants, surtout en Production Horticole ! Il fallait trouver une orientation plus écologique et, après des recherches et documentation, le Grass Graffiti s’est tout naturellement imposé… et trouve toute sa place dans un lycée agricole!!!

L’objectif principal a été d’amener les dix huit jeunes de la classe de terminale Bac Pro PH et TCV à découvrir la création en Art Contemporain en développant leur éducation artistique à travers des pratiques (création / production) et une approche esthétique (critique / appréciation)

Ce projet s’est déroulé en 2 étapes ; la première de septembre 2020 à février 2021  avec la découverte de cet Art et Essai de différentes techniques. Au programme des cours de découvertes sur les Tags et les Graffitis : Présentation / Définition / Différences… mais aussi ce qu’est l’Eco-Street Art … tout ce travail a été nourri de recherches, d’essais…

D’abord une semaine d’essais – Deux techniques retenues

Après analyse, réflexion et essai en salle, la technique de peinture végétale sur différents supports (ardoises, bois et briques) est abandonnée, car il faut attendre 2-3 semaines pour commencer à voir la mousse pousser. Le résultat est plus probant, sûr et rapide avec l’encollage de la mousse.

Puis il a fallu passer aux essais en conditions réelles, dehors, sur des murs, avec 2 types de supports, peinture et ciment brut.

Analyse / Réflexion sur les œuvres faites afin de mieux maîtriser cette technique et d’éviter de reproduire les mêmes erreurs (exposition mur, qualité colle, taille, travail sur couleur des mousses…).

Une semaine Artistique et Culturelle

Ce deuxième temps s’est déroulée du Lundi 8 mars au Vendredi 12 mars 2021, centré autour d’un travail de récolte de mousses, puis lavage et étalement de celles-ci en salle sur ½ journée.

Puis les jeunes ont peint ou encollé à partir des thèmes et dessins imaginés…

Quelques exemples

Dessin de Phoebé :

J’aime le message que renvoi ce dessin. La petite fille représente la population, surtout les nouvelles générations. Elle essaye de rattraper le ballon qui est hors de contrôle et la seringue représente l’épidémie, avec le virus Covid-19. C’est aussi une référence à « La petite fille au ballon » de Banksy ».

Dessin de Louann : J’ai choisi de faire le Cri de Munch, en version « féminine », car j’aime beaucoup cette œuvre. J’ai voulu la détourner en sachant qu’elle représente « l’homme moderne ». Aujourd’hui, les hommes aussi peuvent porter des habits dits « féminins ».

Le Métamorphe de la Forêt

« Mi-bête, mi-forêt » d’après Ronsard, le Cerf, roi de la Forêt, est considéré depuis la nuit des temps comme un esprit protecteur de la nature et de la chasse. Il a donc acquis la capacité de se camoufler et de se protéger de tout danger, notamment celui des Hommes.

Valorisation :

  • Exposition durant la JPO du Lycée et de Viniflore, salon des vins des lycées viticoles (Annulé)
  • Petit film de 5min30 présenté à la Direction, puis à l’équipe pédagogique. Il servira de support de communication externe (sur les réseaux sociaux du Lycée Facebook et Instagram) et interne (diffusé sur les écrans dans l’établissement)

+ infos

Olivier Bourreau

olivier.bourreau@educagri.fr

Enseignant -animateur ESC

LYCEE ANGERS – LE FRESNE (49)

Un choeur de femmes, projet chorégraphique

Avec les élèves de Terminale Bac Professionnel Conduite et Gestion de l’Entreprise Hippique du lycée Agricampus Laval

A l’origine étaient …

20 femmes, jeunes, en formation professionnelle, en construction, en devenir. Depuis leur entrée en seconde nous travaillons ensemble. Un conte audio créée de toute pièce autour de la place de la femme de la société d’abord, puis des émissions de radio sur la diversité, les différences, la tolérance. Un sujet qui leur tient à c(h)oeur, une réflexion, collective, un vécu commun, l’expérience et la maturité en plus arrivées en terminale, nous voici lancées dans un projet artistique autour de la danse.

Un projet d’abord pensé en lien avec la comédie musicale pour voir émerger les talents multiples de la classe, puis une rencontre avec la chorégraphe Paule Groleau, et des échanges avec Monia Bazzani de Mayenne Culture et le projet se peaufine, se transforme, évolue.

Pas à pas …

Après s’être nourries d’un peu de culture chorégraphique, du montage de projet, après avoir rencontré la chorégraphe au cours de séances intenses en amorce du projet pour créer une cohésion de groupe et faire mûrir la création, les élèves ont pris corps, elles ont pris confiance. Le geste, la posture, être, ne pas être bridée par le regard de l’autre, autant d’apprentissages qui font mûrir, qui déverrouillent les portes de l’intime sans être envahissant.

La première rencontre s’est déroulée dans la salle d’expression de la Maison des Lycéens. La chanson Cammina cammina de Piers Faccini, choisie par Paule, résonne, les élèves marchent, se regardent. Les rires sont difficiles à contenir, la gêne est palpable. Mais déjà la sensibilité d’une musique transpire dans les gestes.

Puis les exercices s’affinent, les consignes sonnent comme des contraintes pour expérimenter, endurer.

Au fil des séances, les corps se libèrent, les rires sont plus rares, la conscience du geste apparaît, le sérieux s’observe sur les visages, c’est de la concentration.

L’exigence devient le maître mot. L’exigence d’une chorégraphe est de parfaire, de voir une troupe se former, s’élever. C’est ce à quoi nous avons la chance de participer !

Créer c’est s’aventurer

La semaine artistique se tient début février. Le projet s’inscrit dans le dispositif régional des Actions Éducatives Ligériennes, nous avons projeté de réaliser une vidéo de ces tableaux chorégraphiques en création.

Au fil de la semaine des groupes se constituent et chacun travaille sur une idée, des propositions, des changements et adaptations à tout va. Trouver le bon geste n’est pas chose simple. Danser c’est exigeant.

Les journées sont intenses, la fatigue se fait ressentir. Avec persévérance et audace, les tableaux se dessinent.

Réaliser

Les vidéos seront tournées dans les lieux symboliques pour les élèves : le manège olympique, les écuries, un box. Une demande un peu folle de laisser les chevaux en liberté dans le manège est validée par la directrice de l’ATH (Atelier Technologique Hippique) merci Claire!, et la magie est là. 20 jeunes femmes dansent, observées par des chevaux curieux. Elles sont concentrées, appliquées, belles, unies dans un choeur de femmes.

Le bilan de ce projet mené en lien avec le réseau art’ur, révèle une grande fierté d’être parvenues à ce résultat, une fierté de voir le chemin parcouru, une fierté d’avoir travaillé ensemble, d’avoir surmonté les peurs, les difficultés, les déceptions, les échecs et de connaître la fièvre de la danse, la satisfaction de soi et des autres.

La vidéo est disponible en cliquant sur le lien suivant : https://youtu.be/z6XywSk16ag

En savoir plus :

Paule Groleau, chorégraphe de la Hop Compagnie

Partenaires et soutiens financiers :

Mayenne Culture, dispositif Danse au lycée

AEL « Les Jeunes ont du talent » Région Pays de la Loire

Lycée Agricampus Laval

+ Infos

Marie Nicolic, enseignante animatrice d’éducation socioculturelle

Lycée Agricampus Laval

marie.nicolic@educagri.fr

EXPO VISION

Projet socioculturel 2nde professionnelles AE & CEC 2019/2020 – 1ère professionnelle CGEA 2020/2021 du lycée agricole La Germinière (72)

Vendredi 16 Octobre 2020, la classe de 1ère pro CGEA a pu mettre en œuvre l’aboutissement du projet commencé en 2nde: l’expo photo Vision.

PERSPECTIVE : DONNER A VOIR SA VISION DU MONDE

Donner à voir une vision du monde, c’est au préalable nous mettre à distance de notre rapport à ce dernier en vue de le conscientiser et de le questionner. Ce monde nous parle à la fois de notre place dans un environnement à échelles multiples, à l’espace et au temps, de notre relation aux autres mais aussi à soi.

L’art est une sublimation et une revendication de cette expression de ce rapport au monde. C’est donc un medium idéal pour tenter de comprendre ce que nous sommes et ce qui nous entoure. La démarche artistique n’est en somme qu’un condensé de vie fait d’un mélange de hasard et de choix.En photographie justement, cette question de choix est primordiale et présente à chaque moment du processus de création. On choisit tout d’abord en cadrant une portion de la réalité. En cela, la photographie permet de questionner le réel et d’aborder la question de la subjectivité de toute image/vision qui n’est qu’une représentation du monde ne pouvant prendre en charge tous les aspects du réel. Mais, cette question du choix ne s’applique pas seulement lors de la prise de vue. Tout le processus photographique est empreint de cet acte : on choisit des tirages parmi des séries de photos, on choisit ensuite un espace pour donner à voir notre vision, dans cet espace on décide d’un dispositif, d’une installation, d’une exposition.

RETROSPECTIVE, DU GESTE ARTISTIQUE A L’ACTE MEDIATIQUE

Amorcé en 2019/20, dans le cadre du projet socioculturel, ce projet, qui réunissait les classes de 2nde pro AE et CEC, a eu pour premier objectif la découverte de la photographie d’art. Une première immersion a eu lieu lors de la visite d’une exposition à l’Abbaye de l’Epau en septembre 2019 afin de découvrir l’univers artistique de nombreux photographes émergents ou de renommée internationale autour du thème de la place de l’homme dans l’environnement. Les élèves ont pu découvrir aussi différentes installations d’exposition à travers un parcours commenté par les médiatrices culturelles. La visite s’est terminée par un atelier de création donnant l’occasion de se questionner sur l’acte photographique, ses codes, son langage.

Cette première approche a permis ensuite d’aborder en classe les différents critères permettant de définir les enjeux et les objectifs de la photographie en général et de la photographie d’art en particulier. La deuxième période du projet a été consacrée à l’acquisition de notions techniques et pratiques autour de la lecture et de l’analyse d’images. En outre, cette période a permis de poursuivre l’acquisition d’une culture photographique.

A partir de Janvier 2020 a commencé la mise en place du projet. Les élèves ont été amenés à se mettre en scène dans des lieux choisis pour leur force évocatrice en lien avec un sentiment. Comment s’exprimer avec l’outil photographique? Comment utiliser ce médium pour traduire en image ce ressenti ?

Des lieux ont été répertoriés tant au lycée que sur la commune… Des lieux de passage, des espaces publics, de vie et de partage, mais aussi des lieux de travail ou encore de nature. Au-delà du sentiment vécu, il s’est rapidement posé la question de ce que représentaient ces lieux, de ce qui pouvait in fine expliquer un ressenti. Des questions ont émergé qui venaient aussi interroger la place de l’humain, de ses loisirs, de ses actions, de sa cohabitation avec les autres.

Une fois le message trouvé, il a fallu expérimenter des mises en scènes et des cadrages lors des prises de vue, autant de choix langagiers propices à ne pas laisser d’ambiguïté ou alors à en créer afin de questionner le regard du futur spectateur. Pour cela, les élèves ont eu la chance de travailler sous la houlette du photographe Pascal Drouard.

Lors des séances de prises de vue in situ avec ce dernier, il a alors fallu adapter ses idées avec la réalité du terrain et la contrainte du temps imparti, faire appel à son sens de l’initiative, à la communication efficace en groupe, etc. . Ensuite a eu lieu l’editing et le choix du tirage à exposer. Un temps d’écriture a permis de joindre une matière textuelle en vue de l’élaboration des cartels accompagnant les œuvres.

Dès la rentrée, la classe de 1ère pro CGEA a eu la tâche d’organiser l’exposition des 12 œuvres créées durant l’année de 2nde. L’occasion de réfléchir et de s’essayer à la scénographie d’un espace, à son aménagement, à un accrochage, à l’accueil d’un public ; de s’exercer à la communication en créant une affiche, des articles, en assurant la promotion de l’exposition au sein du lycée comme auprès des médias. Et de comprendre qu’exposer sa vision du monde est autant un acte artistique que médiatique.

Cette ouverture ou inauguration d’exposition en comité restreint, protocole sanitaire oblige, a toutefois rencontré un certain succès tant auprès des classes, des élèves curieux, de quelques parents d’élèves et d’invités. L’exposition, visible jusqu’en décembre, sera amenée ensuite à partir en itinérance dans un premier temps à la mairie de Rouillon. Ce partenariat vise par ailleurs à tisser une collaboration durable avec la commune afin de pouvoir bénéficier d’une visibilité hors-les-murs et faire rayonner les projets socioculturels créés au lycée. D’autres lieux d’expositions sont en cours de recherche avec la possibilité d’exposer dans d’autres établissements ou plus ponctuellement dans le cadre d’événements.

Ce projet a été mené en lien avec le réseau art’ur

+ infos:

aurélie.le-heude@educagri.fr

enseignante-animatrice ESC

LEGTA LE MANS

https://epau.sarthe.fr/

http://pascaldrouard.com/fr/accueil.html

Accueil

Rieffel à l’Opéra

Répétition d’une classe du Lycée Rieffel pour le concert participatif « à boire et à manger »

Dans le cadre des concerts participatifs, proposés par Angers Nantes Opéra trois classes étaient invités à découvrir de manière active et ludique à la fois un lieu : L’Opéra où pour la grande majorité rentrait pour la première fois… Et bien sûr le chant lyrique revisitant diverses thématiques:

Fille et Garçon

A boire et à Manger

quand les animaux chantent

La crise du Covid a malheureusement stoppé l’aventure après le deuxième concert…

En amont de ces concerts participatifs Angers Nantes Opéra proposait à chaque classe une séance avec un chef de chœur . occasion pour les jeunes de découvrir ou revister deux ou trois chansons qui pourront chanter le soir du concert à l’Opéra.

Cette belle initiative d’Angers Nantes Opéra a été fortement appréciée par les jeunes et constitue une première approche vraiment pertinente du chant lyrique et de l’opéra… Premier sas avant, pour certains, d’aller l’année prochaine à la découverte d’un opéra et/ou de participer aux prochaines résidences Voix Tracées programmées en 2021 et 2022

Ce projet mené en lien avec le réseau art’ur et ‘Angers Nantes Opéra a reçu le soutien de la Région Pays de La Loire

Christian Beaudrier et Thierry Cussonneau

enseignants-animateurs ESC

christian.beaudrier@educagri.fr

thierry.cussonneau@educagri.fr

Lycée agricole NTA Jules Rieffel

Nantes-Saint Herblain